Géolocalisation de #qc2012

On a beaucoup parlé des utilisateurs des médias sociaux durant la dernière campagne électorale (#qc2012 pour les intimes). Qui sont-ils? D’où viennent-ils? De quoi parlent-ils?

Les analyses de contenu peuvent répondre à certaines de ces questions, mais pour répondre à la question « où sont-ils? », il faut soit procéder par sondage ou utiliser les données que Twitter nous offre si gentiment. Si les utilisateurs de Twitter activent la fonction de localisation, il est possible de savoir où le “twitteur” est situé. Il suffit ensuite d’importer les données dans un logiciel de visualisation géographique ou Google Tables pour obtenir une carte interactive.

Malheureusement, sur les 1,5 million de micromessages recueillis lors de la campagne, un faible nombre contient une position géographique, soit environ 7 000. C’est moins de 0,5 % des tweets publiés. Même s’il s’agit d’un faible nombre, il est possible d’en retirer des informations intéressantes, quoique probablement pas très significatives.


Cliquez ici pour ouvrir la carte dans nouvelle fenêtre

Tout de même, il est intéressant d’observer la localisation des points. Les micromessages tendent à être localisés dans les grands centres urbains comme Québec et Montréal. De plus, les tweets semblent suivre les autoroutes. Possiblement qu’il s’agissait de journalistes, politiciens ou divers apparatchik politiques. Certains publiaient même des tweets de Toronto, d’Ottawa, de Calgary et même de Paris!

Une autre observation (toujours intuitive, car les données ne se prêtent pas vraiment à une interprétation statistique rigoureuse) est la densité des points dans certains quartiers de Montréal. En effet, il semble y avoir une concentration de points dans les arrondissements du Plateau Mont-Royal, Rosemont et Villeray.

Comme cette population est souvent décrite comme jeune, branchée et politisée, cette observation semble cadrer avec cette logique.

Dans la ville de Québec, on peut observer une plus grande concentration dans la haute ville, probablement en raison de la proximité du parlement.

Il serait également intéressant de faire une analyse croisée entre la localisation des micromessages et le contenu de ceux-ci. Les analyses possibles sont seulement limitées par notre créativité et le temps. Comme le temps me manque, j’ai l’intention de mettre les données à la disposition de tous, mais en raison des multiples changements de licence des données de Twitter ces derniers temps, j’aime mieux attendre que la situation se calme avant de libérer les données, probablement d’ici quelques mois.

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